01 mai 2007
Préface
Préface
Cybersoft 2053 portait un nom différent lors de sa 1ère publication au sein d'un "fanzine" d'entreprise entre 2001 & 2002 appellé Whouazzzzaaaaa, monté avec qq pôtes de l'époque! En retombant dessus il n'y a pas longtemps, je me suis dit "mince c'est quand même du bon tout ça..." D'où cette réédition, qui a commencée au sein de Http://gotonair.canalblog.com , publiant un épisode par semaine .
Le présent site a pour but de publier
intégralement la nouvelle Cybersoft 2053, en respectant la chronologie
des chapitres, pour en faciliter la lecture.
Un peu SF un peu
Thriller, les noms originaux ont été modifiés, pour que "toute ressemblance
etc...."
Bonne lecture...
G.o.T
Episode I – A question of Time
Cybersoft 2053 - Episode I – A question of Time
8h, comme tous les matins j'arrivais de bonne heure sur le parking de
Cybersoft, pouvant ainsi garer mon aérojet tranquillement en face de
l'entrée, la foule n'arrivant qu'une demi-heure après…
Le champ
électromagnétique était activé empêchant l'accès à la société, et seul
JC42 faisait le pied de grue sur les marches.
En attendant
l'ouverture automatique du champ de force, nous décidâmes de sucer ensemble une
pastille 'light" à la nicotine, histoire de tuer le temps.
<JC42> t'en as pas marre de rouler avec une vieillerie
pareille, les nouveaux modèles à énergie inductive sont quand même vachement
plus sympa
<Moi> tu sais je suis un nostalgique, même si les
moteurs atomiques sont obsolètes, ils ont quand même plus de pêche
!!!
<JC42> mouai, fais gaffe, tu vas finir par faire de la
"tôle" à rouler au dessus de 42 km/h réglementaires !!!
1/2 heures plus tard, nous accédions enfin à nos bureaux…
Une pastille de
nicotine accompagnée d'une autre au café, et la journée pouvait commencer…
Je
passais mes lunettes écran/écouteurs et branchais mon clavier à commandes
nerveuses à l'interface greffée à cet effet au niveau de l'avant-bras droit, et
commençais à répondre aux messages "fluxés" dans la nuit par notre serveur
Helpdesk.
En 10 minutes, j'avais épuisé les 452 incidents, en mettant en
relation les différentes demandes clients avec les robots de résolutions
automatiques, qui prendraient la main via le "flux" sur les machines ayant des
problèmes, et appliqueraient les modifications que j'avais préconisées. Du bon
boulot tout ça !
Mais un incident continuait à clignoter, un appel client passé il y a déjà 3
jours …
Intrigué par cet appel non résolu (la moyenne de traitement pour
un incident étant de 4,05 minutes) je décidais d'en savoir un peu plus. Le
message venait du Musée des Technologies Primitives, mais était en
texte pur, sans auto-analyse tridimensionnelle du matériel en panne, ni
descriptif sérialisé du constructeur. Sans ces informations élémentaires, bien
évidemment personne n'avait trouvé opportun de traiter l'incident!
Est ce par jeu ou juste par curiosité, je me décidais d'essayer malgré le
manque d'information…
Le problème semblait simple, le client avait juste un
soucis de démarrage ou configuration sur un "PC", et nous avait envoyé
un paquet contenant le matériel à dépanner…
Bon, j'étais pas dans la "mouise", je n'avais rien compris au message,
"PC", "boot de démarrage", autant de termes scientifiques que
je ne connaissais pas… Après recherche dans les différentes bases
d'informations, je trouvais enfin quelques pistes dans la rubrique "siècle
dernier", mais les schémas de description ne m'avançaient guère plus.
Je
décidais d'aller chercher le paquet à la réception, au moins je verrai bien à
quoi cela ressemble un "PC" !!!
Je pris un "rapide" qui m'amena en, 10 secondes du 96 ème niveau à la réception du sous-sol 14, effectivement le colis était bien arrivé depuis 3 jours.
Un fois remonté à mon bureau, je l'ouvris, et découvris un objet blanc cassé,
de la taille d'une interface scalaire de deuxième niveau, où l'on pouvait lire
difficilement les lettrs effacées par le temps "DELL", marrant comme la
marque de console de jeux neo-addictive! Retournant l'objet, je pus lire la
date de fabrication, 2007… merde, ce bout de plastique était plus vieux que moi
de 26 ans !!!
Je recherchais dans les bases d'archives des références sur
l'objet, mais rien…normal, les BGMS (Bases Globalistes Mondiales du
Savoir) étaient nées avec les réseaux fluxiens, après 2012 ...
Une seule solution, je devais descendre aux "Archives" du 47ème sous-sol, il
n'y avait que là bas où je pourrais trouver quelque chose.
D'aucun disait
qu'on pouvait y trouver des archives "papiers" vieilles de 50 ans (ce qui
aujourd'hui serait un crime depuis la loi de 2017 sur la protection des
végétaux), des tas de trucs dont personne ne connaissait la signification,
une empreinte du passé en quelque sorte… Et c'est exactement ce qu'il me
fallait, un voyage au cœur du temps perdu…
Renseignements pris sur le trombino sociétaire, le gardien des "Archives"
était un type bizarre (il n'y avait même pas sa 3d faciale ni son code
génétique), et passer sa porte était des plus difficiles; il fallait lui
offrir des trucs sucrés, bizarre après tous les tracs fluxiens depuis des années
pour abolir la consommation du sucre au profit des biosacchalyses de synthèse!
Je fouillais le fond de mes tiroirs, et coup de chance il me restait des
pilules goût "pain au chocolat"; mes "sésames" au fond de la poche, une copie du
message et mon "PC" sous le bras, je me dirigeais confiant vers le
47ème sous sol.
to be continued...
G.o.T
02 mai 2007
Episode 2 - Ghost in the Machine
Cybersoft 2053 - Episode 2 - Ghost in the Machine
Tellement peu de gens fréquentaient les niveaux inférieurs au delà du 30ème sous sol , que les "rapides" n'avaient pas été prévus pour aller aussi bas; je dus donc prendre un monte-charge de service pour faire le reste de mon voyage jusqu'au -47; la lumière se faisait de plus en plus rare à mesure que je m'engouffrais dans les entrailles de Cybersoft, et malgré moi, l'angoisse me gagnait un peu. En effet, pas que je craignais de rencontrer alien pré-stellaire, on savait depuis plus de 20 ans qu'ils n'avaient pas pu pénétrer notre champs de force solaire, mais je n'avais prévenu personne de mon escapade dans les entrailles de Cybersoft, et je doutais que mon implant de localisation DNA ait assez de puissance pour être détecté si bas. Une simple panne d'ascenseur et je pouvais mourir ici, malgré mes pillules protéïniques et mes comprimés d'eau lyophilisée qui trainaient dans mes poches.
La secousse signifiant que j'étais arrivé me tira de mes angoisses. L'entrée des "Archives" était fermée d'une porte en acier, ancien vestige d'un passé révolu (toutes les portes ayant été remplacées par des champs de force depuis 2032, et sur le mur un écriteau aux couleurs délavées indiquait :

Drôle de nom pour un centre d'archives…
La légende urbaine se plaisait à raconter qu'il y a quelques décennies, un
groupe de cerveaux visionnaires avaient bâti Cybersoft, une société
high-tech révolutionnant l'informatique en mariant la puissance des logiciels,
des machines et des réseaux, en fusionnant leur sociétés respectives.
Le
premier actuel PDG de Cybersoft et ancien du leader mondial de
hardware, vivait en ermite au 287ème étage de la tour principale dans une bulle
de verre sur-oxygénée, avec un service de sécurité digne d'un chef d'état; le
second avait développé un moteur de recherche ultra puissant vers la fin du
20ème siècle qui serait à l'origine des réseaux "fluxiens" actuels. Il aurait
connecté son cerveau à la matrice centrale gérant le "flux" mondial, devenant un
homme mi-humain mi cybernétique. Le dernier ancien patron d'une énorme société
de logiciels aurait disparu mystérieusement il y a 40 ans après la fusion.
Je frappai sans conviction, et contre toute attente, la porte s'ouvrit.
Le
gardien, un homme sans age à la barbe blanche, se tenait devant moi, s'appuyant
sur une canne en bois.
- "tu t'es perdu fiston" ?!!
Sans répondre je lui tendis les pastilles goût "pain au chocolat" et
comme une illumination sur son visage, il découvris dans un sourire ses dents
gâtées par les sucreries.
- "entre mon gars, c'est pas souvent que j'ai
des visites de la surface !!!"
La pièce était un amas de vieilleries poussiéreuses, de dossiers
"papier" s'empilant pêle-mêle, de matériels clignotants qui faisaient
un bruit de soufflerie, de câbles courants de part et d'autre, de machines
éventrées dont la fonction m'échappait; au fond une pièce renfermait un lit de
camp avec à coté un bocal où nageait un poisson rouge (qui semblait ne pas
être cybernétique)… comment pouvait on vivre dans un tel taudis
!!!
- Alors, t'es juste venu voir si je n'étais pas une légende, ou
t'as quelque chose à me demander ??
Sans rien dire, je lui tendis la copie du message, et le "PC" que nous avions
reçu.
Il lu le message tridimensionnel, et un rire caverneux sortie de sa
bouche à demi édentée…
Il se rua ce qui lui servait de bureau, et sorti d'un
tiroir des objets aussi bizarre et de la même couleur beige que le "PC"
que je lui avait donné; voyant mon air ébahit, il me lança :
- et
bien fiston, on dirait bien que c'est la première fois de ta vie que tu vois un
écran et un clavier…
Tout en suivant les instructions du message (que je n'avais pas pu
interpréter) et sans regarder ce qu'il disait être un "écran", il
fis jouer ses mains séchées par les ages sur l'étrange rectangle où des lettres
alphanumériques étaient gravées…
Quelques minutes plus tard, il renversa son
fauteuil en arrière, se tourna vers moi, un air d'autosatisfaction illuminait
son visage.
- c'est rien de bien méchant, ce satané "micro" avait
simplement perdu sa config de boot… je lui ai remis sur pieds, et j'en ai
profité pour releaser le bios et appliquer les derniers patchs de 2010
... tu peux le rendre au Musée… et passe le bonjour à ce vieux roublard de
conservateur !!!
je n'avais rien compris de tout ce qu'il venait de dire...
Il remis le
"PC" dans sa boite, me le donna, et me serra la main en me poussant
gentiment dehors.
Je remontai abasourdi dans l'ascenseur de service qui me conduisit au niveau –30, là je récupérai machinalement un "rapide" qui me mena à mon bureau niveau 96.
Je m'asseyai épuisé en prenant une pastille de nicotine histoire de me détendre, et repassai les évènements de la journée, essayant de me souvenir de cette sorte de rêve vaporeux et irréel…
Je m'aperçu alors que je tenais un bout de carton bleu, le gardien en me
quittant avait dû me le glisser au creux de ma main sans que je m'en aperçoive
…
Je le retournais, et je pus lire :
Microsoft
Bill Gates
PDG &
Fondateur
to be continued...
G.o.T
03 mai 2007
Episode 3 - Agent Orange
Cybersoft 2053 - Episode 3- Agent Orange
11h14, maudis réveil qui n'avait pas sonné assez
fort…
J'arrivai en retard pour la première fois depuis longtemps, mon chef
allait sûrement me passer un savon, heureusement cela faisait plus de 5 ans que
je travaillais chez Cybersoft, je m'en tirerai avec un blâme une
retenue sur salaire, mais je ne perdrai probablement pas mon job ni mes
avantages sociaux.
Les événements de la veille m'avaient tenus éveillés
tard dans la nuit, allongé, tournant et retournant le bout de carton bleuté
entre mes doigts, je n'arrêtais pas de me repasser cette étrange journée.
L'homme que j'avais rencontré était il le 3ème associé disparu
mystérieusement il y a 40 ans ?
Pourquoi vivait il en reclus au fond d'un
sous-sol abandonné ? Qu'y faisait il ?
Autant de questions qui, à force d'y
penser, avaient eu raison de mon insomnie.
Mon sommeil avait été agité,
j'avais eu de la fièvre (mes draps étaient trempés), et des cauchemars
n'avaient cessé de me tourmenter, surement à cause de ce Rhum de synthèse bon
marché dont j'avais un peu abusé tout en réfléchisant.
J'arrivai ventre à
terre dans le couloir qui desservait mon bureau, aïe, mon chef était déjà devant
ma porte. En arrivant à sa hauteur je m'empressai de lui lancer
-
"désolé chef, j'étais toute la nuit au chevet de ma mère et…"
Mais
qu'est ce qu'il m'arrivait, j'étais en train de lui mentir… ça ne m'étais jamais
arrivé !!!
Il mis juste un doigt sur sa bouche en signe de silence, puis
le pointa sur l'entrée de mon bureau…
Trois hommes habillés de noir étaient à
l'intérieur, mes tiroirs étaient éventrés, tous mes dossiers éparpillés par
terre, et l'un d'eux essayait d'entrer dans mon Virtua-Pod.
- "c'est
quoi ce bazar ??? Qui êtes vous ?!" (lançai-je)
- "la ferme et
donne nous ta clef d'authentification !!!"
- "vous savez comme
moi que les spatio-plans sont juridiquement propriété personnelle, il est donc
hors de question que je vous donne ma clef d'accès, de plus à des étrangers qui
saccagent mon bureau, je vais de ce pas appeler la sécurité…"
L'un
d'eux me sorti alors son hologramme d'identité :
CyberSoft
Agent Orange
Sécurité des Affaires
Internes
Merde, j'avais les "bœufs carottes" sur le dos, mon
chef toujours aussi "téméraire" tourna vivement les talons pendant que
deux des colosses m'emmenèrent vigoureusement vers un "rapide" rouge
dont l'accès n'est autorisé qu'à de très rares personnes.
Les portes se
refermèrent sur nous et ma solitude, j'avais l'intime conviction que je ne
reverrais plus jamais le niveau 96, ni mon bureau, et que mes ennuis ne
faisaient que commencer…
Etage 298, après une suite interminable de
couloirs et de sas fortement gardés, nous arrivâmes dans une petite pièce
carrelée où l'on m'obligea à me déshabiller et à prendre une douche dont l'eau
fortement chlorée me brûlait les yeux.
Puis dans mon plus simple appareil,
on me fit une injection d'un liquide vert et me fit entrer dans un vaste bureau
dont la blancheur m'éblouissait.
Mes deux colosses m'encadraient
toujours, leur nudité laissait apparaître une multitude d'implants
cybernétiques, d'où le nom familier de "Robocop" que leurs avaient
donnés les bruits de couloirs en clin d'oeil à un vieux film du siècle dernier.
Après quelques minutes, je commençais à m'habituer à la forte lumière, et
pu distinguer le mobilier en fibro-verre transparent, le sol en moquette blanche
d'où émanait une agréable chaleur, les murs blancs également d'où rayonnait
cette lumière aveuglante.
L'éclairage se fit plus laiteux, plongeant la
pièce dans une semi-obscurité, et d'un mur, une porte se dessina, un personnage
assis dans un fauteuil de verre en sorti, je connaissais bien ce visage, qui ne
le connaissait pas !
Mon cas n'allait pas en s'arrangeant...
to be
continued...
G.o.T
04 mai 2007
Episode 4 - Master of Puppets
Cybersoft - Episode 4 - Master of Puppets
Bien que je n'arrivais pas à le distinguer parfaitement, ces cheveux étaient
d'un blanc écarlate, il semblait très mince et élancé, son visage était très
fin, il devait avoir la cinquantaine passée, mais sa peau luisait légèrement,
était elle synthétique ??
Cela expliquerait la douche et le reste, il paraît
que la peau de synthèse ne possède pas de défenses immunitaires…
- "désolé pour ce protocole sanitaire, mais je suis très à cheval sur
l'hygiène, je me présente, Monsieur K, PDG de Cybersoft…"
Le grand
patron en personne, j'avais bien reconnu son visage qui était sur toutes les
pubs holomenmoniques, ça n'arrangeait pas mes affaires, qu'avais je bien pu
faire pour avoir droit au sermon suprême ?!
- "n'ayez peur mon jeune ami, mes hommes sont un peu rudes, mais ils
sont un peu trop perfectionnistes, Monsieur Orange, Monsieur Rouge, veuillez
nous laisser je vous pris…"
-
Sa voix était aiguë mais douce, à
la fois ferme et apaisante, hypnotique.
- "d'après votre dossier,
cela fait 5 ans que vous travaillez pour nous, de nombreux diplômes, de bonnes
appréciations de vos supérieurs… je lis consciencieux, travailleur, discret un
peu trop même… a fait une demande de mutation au service des réseaux
fluxiens…pourquoi ?"
- "je pense qu'aux vues de mes certificats,
je pourrai apporter de bonnes compétences à ce service, et le flux me
passionne…mais ma demande a déjà échouée… par 3 fois"
un silence …
- "Hum…j'ai appris également que vous avez récemment
eu des problèmes à résoudre un appel au Helpdesk ??!!"
- "(Tiens
pourquoi ce détail ?) effectivement monsieur, cela concernait un
matériel obsolète de plus de 40 ans, mais j'ai réussi à trouver une
solution" (où voulait-il en venir ??)
encore un silence…
- "ce qui vous a fait absenter une demi-journée
il me semble, pour aller où ??"
- "je suis allé me documenter,
monsieur" (ça y est on y vient…)
un nouveau silence…
- "et
plus précisément ?…"
- "je suis allé au centre de documentation
des ancinnes technologies, prendre certaines informations, là bas on m'a
conseiller de faire un tour aux Archives du 47ème sous-sol, si je ne trouvais
pas la solution"
silence…
- " et vous y êtes allé ? vous savez qu'il faut une
autorisation spéciale !!"
- "effectivement, mais le problème
semblait urgent, donc j'y suis descendu…sans autorisation car mon supérieur
était dans son heure de déjeuner et ne revenait pas malgré l'heure tardive
(tiens prends ça au passage froussard de Bayard)"
nouveau
silence…
- "et… que c'est-il passé ??"
- "rien
monsieur, la porte était close, et j'ai fait demi tour, je me suis débrouillé
avec la documentation que j'avais trouvée, j'ai eu du mal vu l'ancienneté du
produit, mais je pense avoir trouvé la solution…" (je mentais, mais
j'avais le sentiment qu'en lui avouant ma rencontre avec le gardien des
archives, quelque chose de terrible m'arriverait !)
3 ou 4 minutes de silence s'écoulèrent, interminables…
- " très
bien, j'aime les gens plein d'initiative, je vous remercie pour votre temps, on
vous tiendra au courant pour votre mutation… Au revoir…"
Il me congédia, et je repassai dans la petite pièce voisine me
rhabiller.
Je ne sais pas s'il m'avait cru, et il fallait que je me taille
d'ici au plus vite; j'avais été très mal à l'aise pendant l'entretien, surtout
pendant les silences, comme si nous n'étions pas seuls…
- "qu'en pensez vous Monsieur K ??" (fit une voix dans
l'ombre)
- "je ne sais pas, ce garçon me semble inoffensif"
-
"il ment !!! il se doute de quelque chose, ses ondes mentales l'ont trahi,
j'espère que vous allez renforcer la sécurité, le passé ne doit plus avoir lieu
d'être !!!"
- "mais Maître, il n'est pas un danger, et c'était
notre ami…"
- "j'en débattrai au prochain conseil de L'Axe, en
attendant, retirez moi de la circulation ce jeune inconscient, je ne voudrais
pas que son histoire s'ébruite ou qu'il s'active trop tôt"
-
"oui, ce sera fait …"
- "que ça est l'air d'un accident, et
mettez le au frais…"
- "oui Monsieur K …"
to be continued...
G.o.T
05 mai 2007
Episode 5 - The Great Escape
Cybersoft - Episode 5 - The Great Escape
Je descendais dans le "rapide" rouge accompagné de l'Agent Orange, les étages défilaient inlassablement, je décompressais lentement quand un grésillement me sorti de ma torpeur, l'oreillette de mon "garde du corps" semblait lui donner des instructions qu'il acquiesçait de mouvements de la tête en me regardant fixement.
Le niveau 96 passa, mais le "rapide" continua…
Le "rapide" fonçait vers les sous-sols de Cybersoft, un mauvais pressentiment me gagna…
La porte s'ouvrit enfin, l'Agent Orange sorti le premier, puis me fit
volte-face, un traqueur à fusion à la main…
Sans réfléchir je lui balançai
mon pied en travers du genou, une grimace de douleur taillada son visage tandis
qu'il s'écroulait au sol, les portes se refermèrent et j'appuyai en hâte sur le
dernier bouton, direction le 30ème sous-sol.
Une fois au niveau –30, je
courus le long des couloirs pour prendre l'ascenseur de service, direction
les Archives…
La porte était close, et je tambourinai rageusement
quand enfin elle s'ouvrit; poussant le gardien je me précipitai rapidement à
l'intérieur..
- "ils sont après moi, avec des flingues, je ne sais pas
pourquoi, mais il semble que notre entrevue d'hier les a mis en rogne !!!
"
- "raconte moi tout, je vais voir ce que je peux faire fiston
!!?"
Je lui racontai en détails ma rencontre avec le PDG, puis ma bagarre avec l'Agent Orange
- "tu t'es mis dans de sales draps, je les connais bien et ils ne vont pas lâcher prise; tu vois il y a une quarantaine d'années, quand…"
A ce moment on cogna violemment à la porte…
- "Sécurité Cybersoft,
ouvrez ou nous défonçons la porte !!!"
Le gardien griffonna quelques lignes sur un papier, le plia et me le
remis…
- "écoute attentivement, la clef c'est Devlin, retrouve Devlin,
dis lui ce qui se passe, et qu'il est temps de se réveiller, il comprendra..
Mais pour ça il te faut de l'aide, sur le papier je t'ai marqué une adresse et
un nom. Trouve le, c'est dans les bas-fonds, c'est dangereux, et je te préviens
tu viens de mettre le doigt dans un engrenage, mais de toute façon tu n'a plus
le choix !!!"
Les bruits de l'autre coté de la porte avaient cessé…
-"Viens dépêche
toi !!! derrière ces cartons il y a une trappe dissimulée. Prends cette lampe,
suis le conduit jusqu'aux égouts, puis remonte le courant jusqu'à la grille.
Plonge dessous, il y a un passage et tu seras à l'air libre. C'est par là que je
passe qu'en je veux sortir de cette prison !!! Vite, entre là dedans, la porte
d'entrée est blindée mais elle ne résistera pas longtemps"
J'eu juste le temps de lui dire merci, il me donna une tape sur les
fesses.
Tandis qu'il refermait la trappe derrière moi, j'entendis une
explosion qui avait du faire voler en éclats la porte des Archives …
Je continuai à m'enfoncer sans bruit dans le long boyau étroit juste éclairé par ma lanterne de fortune, l'obscurité se refermait sur mon passage, et le tumulte derrière moi paraissait de plus en plus lointain…
G.o.T
06 mai 2007
Episode 6 – Knockin' on Heaven's Door
Cybersoft 2053 - Episode 6 – Knockin' on Heaven's Door
Trois jours que je n'avais ni mangé ni dormis; je me sentais sale, et mes
vêtements étaient encore humides de mon passage dans les égouts … mais j'étais
vivant, pour le moment.
J'avais été obligé de me cacher, car en essayant de
rejoindre mon appartement, j'avais aperçu la Milice Municipale qui avait investi
mon immeuble. Elle posait un tas de questions à mon sujet. Impossible donc de me
glisser chez moi sans alerter le gardien, et comme il ne me portait pas dans son
cœur, il se ferait un malin plaisir de me donner pour une poignée de
Crédits.
Je me dirigeai alors vers Vénus-Ville, le quartier "chaud" où régnait
prostitution, drogue, mais où l'on trouvait aussi les derniers établissements
qui servaient une nourriture "naturelle". C'est l'adresse d'un de ces
établissements que le gardien des Archives avait griffonné sur le bout de
papier, et sur la devanture on pouvait lire "Fast Food de la Dernière
Chance".
Ca avait l'air prémonitoire…Je poussai la porte et entrai.
Une fumée noyait la minuscule salle dans un épais brouillard.
Sur la
droite, perchée sur un tabouret une prostituée aux cheveux rouges d'à peine 16
ans à la mini-jupe en plastique transparente sirotait à la paille un breuvage
verdâtre.
A une table un clodo cuvait son vin et ronflait, derrière le
comptoir , le barman, un jeune homme qui astiquait ses verres fumait, bien que
je n'en avais jamais vu, ce que je pensai être une cigarette.
- "on vous
sert quelque chose ??" me lança-t-il
- "je suis à la recherche de
quelqu'un, une certaine Carole"
- "ici on sert plein de gens toute
la journée, mais j'ai jamais entendu ce nom là…"
- "je dois à tout
prix parler à cette dame" et je plongeai ma main dans ma poche intérieure
pour en tirer le bout de papier écris par le gardien.
Je n'eu pas le temps de
comprendre ce qui c'était passé, mais en un instant je me retrouvai avec trois
armes pointées sur la tête, celle du barman, celle de la call-girl, et celle du
pochetron qui faisait en fait semblant de dormir.
- "reste calme mon
chou, et montre nous tes mains…tout doucement" me lança la gamine.
Je
posai lentement mes mains sur le comptoir, et montrai le message écrit en
hâte.
- " j'ai de gros ennuis, et je cherche cette femme, elle seule peut
m'aider"
- " qui t'a donné cette adresse ???" me demanda le
barman, après avoir lu le papier, tout en posant son Plasma-Gun entre mes deux
yeux.
- "un vieil homme qui bosse chez nous, à Cybersoft, un certain
Bill, je l'ai rencontré par erreur il y a 5 jours, et cela ne m'a attiré que des
problèmes depuis !!!"
L'atmosphère était pesante, personne ne disait
plus rien, et je pressentais la fin de mon aventure. De toute façon j'étais à
bout de force, je fermai les yeux et pris une ample respiration…
-
"baissez vos armes les enfants, tu aurais dû commencer par là mon
garçon" fit une voix dans la pénombre.
- "suis moi, nous serons plus
à l'aise pour discuter dans l'arrière salle"
Je suivis l'ombre, empruntant un escalier en colimaçon qui descendait jusqu'à
une cave voûtée, il fallait croire que j'étais destiné à passer le reste de ma
vie dans des sous-sols…
La pièce était éclairée par de nombreuses bougies,
une odeur d'encens se dégageait de petits bâtonnets qui se consumaient
lentement.
Quatre fauteuils en cuir rondouillards encadraient une table basse
en osier; mon hôte d'un geste m'invita à m'asseoir, et prit le siège d'en
face.
Je pu voir enfin son visage.
C'était une vieille femme aux traits tirés,
ses longs cheveux gris étaient noués en tresses, elle me souriait et son sourire
avait quelque chose d'apaisant.
- " c'est moi que tu cherches mon garçon.
A la vue des tes vêtements tu ne dois pas souvent fréquenter les bas-quartiers,
alors dis moi pourquoi tu veux me rencontrer, et donne moi des nouvelles de ce
vieux Bill"
Je lui racontai toute mon histoire, ma rencontre avec le
gardien des Archives, la fouille de mon bureau, mon entretien avec le PDG de
CyberSoft, la tentative d'assassinat manqué de l'Agent Orange,
ma fuite par les égouts, la surveillance de mon appartement et mon périple pour
arriver à Vénus-Ville.
- "Voilà tout ce qui c'est passé; tout ce que je
sais c'est que le votre ami Max doit être aux mains des agents de Cybersoft à
l'heure qu'il est, et que je dois retrouver d'après lui un certain Boris, qui
est le clef de l'énigme …"
- "Cela me semble improbable ?'! Je ne
pense pas que je te sois d'aucune aide !!"
- "Pourquoi, vous ne le
connaissez pas ?"
- "Si, mais le seul Boris que je connaisse …est
mort … et il y a de cela bien longtemps !!" elle prit sa tête entre ses
mains et se mit à pleurer…
Après un long moment, elle essuya enfin ses larmes, se leva, et vint
s'asseoir près de moi. Elle prit alors mes mains dans les siennes asséchées par
le temps et me dit …
- " mais laisse moi te raconter une histoire, une
histoire vieille de 40 longues années…"
to be continued...
G.o.T
07 mai 2007
Episode 7 - Dark Side of the Moon
Cybersoft - Episode 7 - Dark Side of the Moon
Et elle me raconta un conte de notre époque… Toute la genèse de notre ère actuelle…
Comment au début du siècle trois amis avaient effectivement fondé une société
high-tech (comme le disait la légende).
Comment par la suite ils
avaient financé un département de recherche scientifique, et comment ils avaient
découvert les possibilités des réseaux neuroniques, et conduit à concevoir les
premiers réseaux fluxiens.
Alors à l'état de prototypes et instables, ils
avaient dû mener une expérience sollicitée par une société annexe avec laquelle
ils travaillaient. Mais ils n'étaient pas prêts, et Bill se refusait à brusquer
les choses.
Contre son avis, le 20 octobre 2010 à 20h10 (20/10/2010 20h10
étrange...) l'expérience eût lieu…
Elle avait pour objectif de
connecter le cerveau d'une personne à la Matrice Neuronique, pour que la machine
s'éduque à apprendre toute seule, et à fonctionner comme un cerveau humain.
Larry en tant que concepteur des circuits neuroniques voulu être le cobaye,
et se connecta au central neuronique en l'absence de Bill, qui était le seul à
maîtriser les procédures de transfert.
La fusion eut lieu, et la machine commençait bien à apprendre et devenir intelligente et autonome.
Mais à la fin des tests, quand il fallu débrancher Larry, une erreur de
protocole fit que son esprit ne réintégra pas son enveloppe charnelle, et le
laissa à l'état de légume vivant.
Pour étouffer l'affaire, on le fit interner
dans un hôpital psychiatrique; pour faire taire Bill, il fut enfermé pendant des
années dans une résidence sous bonne garde puis conduit dans les sous-sols de
CyberSoft au niveau –47 il y a 20 ans, ne semblant plus être une menace vu son
grand age.
Privée de deux de ces fondateurs, la société avait subi une OPA de la part de
la 3ème société actionnaire qui avait voulu à tout prix mener l'expérience de la
fusion neuronique.
L'expérience étant quand même un succès techniquement
parlant, ils avaient pu développer et vendre le concept des réseaux fluxiens au
monde entier.
Devenant l'actuelle CyberSoft, elle était devenue la seule et
unique société d'informatique mondiale. Elle est aujourd'hui gérée par de
occultes décideurs regroupés en un Conseil dont personne ne connaît à
l'heure actuelle les membres actifs.
- "et il y a quelques mois, Bill avait trouvé le moyen de s'échapper de
son sous-sol, et m'avait retrouvé, 40 après… il m'a tout raconté. Il avait
décidé de mener une action contre CyberSoft pour faire écrouler son empire
financier et politique… mais les murs ont des oreilles et il se sentait
épié…"
- "et c'est sûrement là que mon apparition au 47èrme sous-sol a tout
déclenché !!! Ils ont dû me prendre pour un complice …mais si Larry est mort,
pourquoi m'a-t-il demandé de le retrouver ???"
-" il n'est pas mort
véritablement, il est toujours dans le coma …paraît-il"
Elle soupira et se plongea dans un profond silence… elle relue le message
griffonné que je lui avais donné :
Vénus-Ville , restaurant "Fast Food de
la dernière chance"
Demander à parler à Carole, puis aller voir
Larry
- "…mais j'y pense, il y a quelques jours, Bill est venu me voir…" me
dit-elle
- "et il vous a dit quelque chose ???"
- " non rien de spécial,
il n'est resté que quelques instants, il était venu pour me donner la garde de
son poisson rouge …"
- "bizarre, mais quel rapport ?!?"
- "son poisson
rouge… il l'a appelé Larry !!!"
To be continued...
G.o.T
14 mai 2007
Episode 8 - The Works
CyberSoft 2053 - Episode 8 - The Works
Et voilà, j'étais de nouveau au point de départ, devant l'entrée de
CyberSoft.
Pour ne pas être reconnu, je portais la tenue standard des agents
de sécurité, costard chaussures et cravate noirs sur chemise blanche, lunettes
de soleil au mercure sur monture métallique chromée, cheveux décolorés couleur
argent. J'étais accompagnée de Salomé, la fille du bar que j'avais prise pour
une prostituée. Son nouveau look d'agent de sécurité lui allait à ravir, mettant
en valeur ses longues jambes hissées sur ses escarpins vernis.
Quelques jours plus tôt, le poisson rouge "Larry" avait livré ses
secrets.
Après l'avoir regardé sous toutes les coutures, sous son ventre
était apparu une micro puce holographique. Elle contenait une mine d'or
d'informations, et entre autre le code ultra secret d'accès à la Matrice
Neuronique Centrale, ainsi qu'un code d'identification pouvant tromper tous les
capteurs holographiques qui gardaient les portes les plus secrètes de
CyberSoft.
Nous avions après de nombreuses recherches trouvé le centre
psychiatrique ou était conservé le corps inerte de Larry, un vulgaire hôpital,
sans service de sécurité apparent.
Le plan d'action était simple, mais très
risqué, et demandait une synchronisation dés plus délicate.
L'équipe de mercenaires montée par Madame Carole se chargerait de récupérer
le corps végétatif de Larry et de le ramener sur l'ancien site de CyberSoft, où
avait été menée l'expérience initiale. Le site existait toujours, il était sous
bonne garde, mais les méta-guerriers n'en feraient qu'une bouchée selon Madame
Carole.
Pendant ce temps, je devais investir le bureau du Grand
Patron, seul endroit à part le bunker secret des machines principales
gérant le Flux, à posséder un terminal quantique à accès direct à la Matrice
Neuronique.
En effet, le Flux tournait sur de puissants ordinateurs quantiques, dont les actions élémentaires ne sont pas fondées simplement sur un état binaire fait de 0 ou de 1, mais sur la probabilité de présence à un endroit donné de l'électron unique d'un atome d'hydrogène. Les ordinateurs très instables (refroidis à l'azote liquide) mais surpuissants obtenus avec cette technologie avaient la puissance de calcul d'un cerveau humain. A puissance égale, une machine équipée de processeurs standards si elle pouvait être de la taille d'un immeuble de 10 étages, aurait pour équivalent quantique une machine pas plus grande qu'un paquet de 20 pilules de nicotine… et le Flux Mondial était géré par un cluster équipé de ses "processeurs pensants" occupant la surface d'un stade de 80 milles personnes, c'est pour dire la puissance phénoménale de ce système.
Les seuls terminaux quantiques se trouvaient soit dans le bunker sous-terrain
hyper militarisé de l'Antarctique, soit dans le bureau du Grand Patron
de CyberSoft.
Je devais accéder à la Matrice Principale grâce au code
secret révélé par la puce trouvée sur le poisson rouge, m'infiltrer au sein même
du système, trouver l'aura psychique de Larry et la réorienter vers son corps
d'origine qui devrait être en ligne de la salle d'expérience d'origine.
Privé
de son étincelle d'intelligence première, le Flux devrait tout simplement
s'arrêter de fonctionner, mourir en quelque sorte d'une attaque cérébrale…
Et
le monde serait libéré de l'emprise dominatrice de CyberSles… enfin en théorie…
Sur le papier c'était séduisant, le problème est que tout reposait sur moi,
simple technicien hepdesk il y a encore qq heures...
To be continued...
G.o.T
21 mai 2007
Episode 9 - Innuendo
Cybersoft 2053 - Episode 9 - Innuendo
Nous franchîmes le sas électromagnétique d'entrée, un garde nous salua d'un sourire et d'un hochement de tête auxquels nous ne répondîmes pas, nous dirigeant directement vers le "rapide rouge" réservé aux agents de sécurité; la porte s'ouvrit, la puce d'identification holographique fonctionnait à merveille.
- "Nous pourrions profiter de notre accès sécurisé pour retrouver où
est enfermé Bill et le délivrer, il pourrait nous être utile pour la
session de transfert psychique ?" dis-je en me tournant vers Salomé
- "Surtout pas, nous serions repéré en moins de deux, et notre temps
est compté, les méta-guerriers doivent déjà être sur le site de
l'ancien CyberSoft.
Nous aurons tout le loisir de le trouver une fois le Flux arrêté, vu
la panique que cela va engendrer, personne ne fera plus attention à nous" me dit-elle sans me regarder.
Ses longs cheveux tressés en natte indienne dégageait sa nuque d'où s'échappait imperceptiblement les effluves d'un parfum cuivré; sentant mon regard posé sur elle, elle se tourna légèrement et esquissa un sourire.
La porte s'ouvrit enfin en arrivant au 298ème étage, les trois gardes
empêchant l'accès au bureau du PDG n'eurent pas le temps de réagir,
frappés de plein fouet d'une décharge paralysante mais non mortelle de
nos pistolets à plasma.
Le champ était libre, nous entrâmes sans difficulté dans la pièce blanche où quelques jours plus tôt j'avais rencontré le n°1 de Cybersoft.
Il était assis seul à son bureau de verre, et ne paru ni surpris ni inquiet malgré la menace de nos armes.
- "Je vois que vous êtes quelqu'un plein de ressources, nous vous
avions sous-estimé, que diriez vous de travailler pour moi, j'ai besoin
d'hommes pragmatiques comme vous"
- "Je travaillais déjà pour vous il me semble, alors considérez ça comme ma démission !!!" et je lui envoyais une décharge plasmique qui le plongea dans un profond sommeil.
- "Arrête de jouer, dépêche toi de te connecter au central, les autres devraient être en ligne dans moins de 5 minutes" me lança Salomé
Je passais les lunettes écran/écouteurs et branchait le clavier à commandes nerveuses à l'interface de mon avant-bras droit où j'avais "pluggué" la puce holographique. On allait savoir si cette puce nous ouvrirait le cœur de la matrice…
>Accès Autorisé
>Procédure de téléchargement enclenchée
>Connectez le casque d'interfaces d'ondes mentales et Validez SVP…
J'enfilai rapidement le casque, sorte d'araignée métallique, et j'attendis le signal de synchronisation.
J'étais prêt, il ne manquait plus qu'un signe des méta-guerriers pour
nous confirmer le branchement du corps de Boris sur le réseau.
Quelques secondes interminables s'écoulèrent, et le téléphone
cellulaire greffé au niveau de l'os temporal gauche de Salomé s'activa
enfin. D'un signe de tête elle me donna le "feu vert".
Je lançai le téléchargement mental du protocole de transfert implanté
dans la puce holographique trouvée sur le poisson, et validai mon
entrée au cœur du Flux.
Je fus comme happé par le système, et j'eu pendant un cours instant l'impression de tomber dans un abysse.
Après quelques secondes mon esprit commença à s'habituer au terminal quantique et je pus débuter ma recherche.
Quelle machine formidable que ce terminal, j'avais une impression de
liberté totale, comme si je voyageais à travers des murs d'où coulaient
un monde de données.
Devant moi s'ouvraient les fleuves de la connaissance, tout n'était que
lumières psychédéliques, chaleurs suaves, sensations voluptueuses,
odeurs enivrantes, et sonorités divines… tous mes sens se comportaient
comme des terminaux d'informations, je ne faisais qu'un avec le système.
Le programme chargé à partir de la puce holographique me conduisit à travers le réseau fluxien, allant de nuages stellaires en distorsions célestes, d'ouragans triptyques en nombres cunéiformes, passant sans encombres tous les niveaux de sécurité, jusqu'à l'endroit central d'où rayonnait l'ensemble des informations, au cœur de la Matrice Neuronique.
La lumière était intense, elle provenait d'une petite sphère éblouissante, et elle m'appelait…
J'étais prêt du but, il fallait m'en approcher le plus possible pour
entrer en contact avec l'aura psychique de Boris,. Dès le lien établit,
le programme se chargerait de nous ramener dans nos corps respectifs.
La lumière maintenant occupait tout mon champ de vision, j'étais dans une ouate rayonnante.
Puis elle s'éloigna d'un coup à l'horizon, et avec une vitesse folle se
jeta sur moi et me transperça de part en part, brûlant chaque cellule
de mon corps comme une désintégration atomique totale de l'intérieur.
Je plongeai dans les ténèbres.
La lumière se ralluma, des milliards d'informations coulaient en moi…
je pris conscience, mon esprit s'ouvrit, en instant je compris…
Il était déjà trop tard, Mon Dieu, qu'avais-je fais !!!…
To be continued...
G.o.T
28 mai 2007
Episode 10 - Sweet Dreams
CyberSoft 2053 - Episode 10- Sweet Dreams
J'ouvris enfin les yeux, ma vision était trouble, elle se stabilisa
peu à peu, j'étais de retour dans le bureau du 298ème étage où je
m'étais connecté quelques instants plutôt.
- "Bonjour Larry, ta course est terminée,bienvenue à la maison, bienvenue chez Cybersoft" me dit Monsieur K Président de Cybersoft
Larry! pourquoi m'appelait-il Larry?
Et en un éclair, je me souvins alors…
Je
tournai la tête encore abasourdi par la réalité... après 40 années de
fuite en avant, ils avaient tout de même réussi à m'avoir…
Près de lui se tenait Salomé arborant un sourire contemplatif, Carole les avait rejoint ainsi que l'Agent Orange.
- "Il est réveillé Maître" dit-elle en riant…
De l'ombre sortit une personne enveloppée d'un manteau noir
descendant jusqu'au sol, une capuche m'empêchait de distinguer sa
figure. Elle rejeta sa coiffe en arrière, et le visage de Bill le gars
des archives m'apparu.
Il porta ses mains derrière ses oreilles, et tira sur ce que je compris être un masque facial.
Sa
figure ridée par les ages fit place à une peau toute lisse et luisante;
imité aussitôt par Carole, j'avais devant moi mes anciens amis, qui en
quatre décennies n'avaient pas pris une ride grâce au miracle de la
peau synthétique.
Je regardai mes mains et touchai mon front.
- "Ne t'inquiète pas, c'est bien ton corps d'origine, nous l'avions gardé en cryogénisation jusqu'à la semaine dernière !" me dit Bill
- "Comment
as tu trouvé notre nouveau programme d'implants de personnalité ? On a
mis 40 longues années à le mettre au point pour réactiver ton corps
végétatif !!!
Et oui pendant 1 semaine tu as cru être une autre
personne. On t'as implanté une mémoire fictive, on t'as créé un passé,
une vie, pour qu'en fait tu partes sans le savoir à la recherche de ta
propre énergie cérébrale contenue au cœur de la Matrice"
Tout me revenais…
Comment en 2010 on avait mis au point le
système le plus puissant de la planète grâce aux réseaux neuroniques,
comment on l'avait vendu au monde entier devenant ainsi la plaque
tournante de gestion des milieux financiers et militaires.
Mais
cela ne leur suffisait pas, on avait laissé des "trous de sécurités"
plus par défaut de jeunesse que par volonté de nuire, mais ils
pensaient les utiliser pour mettre le monde à leurs pieds.
La seule
solution était que je fusionne avec le système pour le défendre de
l'intérieur, et lui apprendre à combattre les attaques, mais c'était un
voyage sans retour…
to be continued...
G.o.T
09 juin 2007
Episode 11 - Crime Of the Century
Cybersoft 2053 - Episode 11 - Crime Of the Century
Et, un soir de Septembre 2013 après des mois de recherches, j'avais trouvé comment mettre en pratique ma théorie.
Je m'étais introduis secrètement dans les locaux de CyberSoft et m'étais unis mentalement avec le Flux.
Les machines quantiques étaient dotées de puissance extraordinaire, avec un fonctionnement proche de la réflexion humaine.
Devenir le centre du système avait été un jeu d'enfant, et pendant 40
ans j'avais pu préservé le monde de l'avidité de mes anciens amis…
Mais ils avaient au bout du compte trouvé une parade, en utilisant la plus vieille des tactiques guerrières, le cheval de Troie.
La méthode était simple, redonner une conscience vierge à mon corps
inerte, me créer une nouvelle personnalité, inventer toute une histoire
de conspiration pour me convaincre de me brancher volontairement à la
Matrice Neuronique. Une fois au sein du système, mon aura psychique
retrouvée ne résisterait pas à l'appel de son corps d'origine.
Et ça avait marché, j'avais enseigné à la Matrice à combattre les attaques extérieures, mais pas à me combattre personnellement.
Je m'étais auto-détruit. A présent cohabitait dans le même corps moi
Larry, et les souvenir d'un autre moi inventé de toute pièce par
Cybersoft. Un corps vieux de 80 ans mais qui en paraissait à peine 30
passé grâce à l'hibernation. Dommage, j'aimais bien ce petit gars du
helpdesk qui
essayait de devenir un héros…
- "Mais faisons les présentations" continua Bill
- "Voici Salomé notre fille, et Etan notre fils que tu connais sous le
pseudo d'Agent Orange. Tu te demandes quelle est la suite de notre plan
d'action sûrement ?
A l'heure qu'il est, des centaines de programmes attaquent de front le cœur du système neuronique.
Ces programmes ont été implantés tels des virus quand tu as fusionné
tout à l'heure avec le système. Ils étaient chargés dans la puce
holographique que je t'avais laissée dans le poisson rouge qui portait
ton nom, tu apprécies la dédicace j'espère !!!
Dans quelques instants ils auront finis de prendre possession du Flux,
une sonnerie retentira sur le terminal quantique pour nous prévenir de
la fin du processus d'acquisition.
Tu vois, tous tes efforts sont à présent réduis à néant, nous
règnerons, comme nous l'avons toujours voulu, sur tous les systèmes
d'informations du monde entier…
Tu as définitivement échoué…"
Les minutes qui suivirent furent les plus pénibles de mon existence, le Monde allait se retrouver aux mains d'une dictature engendrée par une poignée de fous, et j'en étais le responsable.
Dans un silence chargé de douleur, le terminal émit une longue sonnerie, sonnant le glas de l'humanité.
to be continued...
ne ratez pas le dernier épisode de la fin de la série !!!!
G.o.T
12 juin 2007
Episode 12 - Back Where we're Started
CyberSoft 2053 - Episode 12 - Back Where we're Started
…
Je me réveillai en sursautant.
7h55 le réveil continuait de sonner, me sortant péniblement de ma torpeur.
J'étais en nage, j'avais encore fait ce cauchemar… toujours le même…il me hantait, me rongeait, me dévorait depuis des mois.
9H, je passai la porte d'entrée du 1er étage, Bill Carole et tout les associés m'attendaient autour d'un café pour la réunion hebdomadaire du Lundi matin.
- "Salut Larry, t'as vraiment une tête fatiguée en ce moment, faut vraiment que tu prennes des vacances" me lança Bill
…
Pour seule réponse j'ouvris très lentement la fermeture de mon blouson…
…
Le temps semblait suspendu…
…
Avec jouissance…
je pus lire le sentiment d'effroi glacial dans l'éclair de leurs yeux,
quand il me virent braquer dans leur direction,
le canon de mon 9mm parabellum …
…
La sonnerie du réveil me fit bondir, merde quel rêve absurde, je n'aurai pas dû tant picoler de bière bon marché à la fiesta pour notre première année d'activité.
Je m'habillai en quatrième vitesse et me plongeai dans les embouteillages du matin de cette fin d'année 1976…
8h, comme tous les jours j'arrivais de bonne heure sur le parking de Microsoft, pouvant ainsi garer ma vieille voiture tranquillement en face de l'entrée, les autres n'arrivant qu'une demi-heure après…
L'alarme était activée empêchant l'accès à la société, et seul JC faisait le pied de grue sur les marches.
Mais pourquoi donc avais-je ce sentiment amer de déjà vu …
End...
G.o.T
